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Avenir sans Pétrole

Comprendre le pic pétrolier ! (mise à jour 03/2013)

26 Mars 2013 , Rédigé par Benoît Thévard Publié dans #Pic pétrolier

 

Lorsque l’on parle du pic pétrolier ou du pic de production, c’est à la notion de capacité de production que nous faisons appel. Celle-ci a été expliquée dans un autre article.

Tous les gisements de ressources fossiles ou minérales, tels que ceux de pétrole, présentent à peu près le même type d’évolution.

Il y a tout d’abord les découvertes de gisements. La courbe suivante montre que nous avons atteint le pic vers 1960 et que depuis, malgré quelques découvertes occasionnelles, leur nombre et leur importance n’ont cessé de diminuer.

pic1-copie-1.JPG

Il est évident que nous ne pouvons extraire du sol que le pétrole que nous avons découvert. Il est donc logique que la courbe de production présente globalement le même type de forme.

 Après avoir découvert les gisements, vérifié la rentabilité des projets, mis en place les outils d’extraction, la production peut commencer avec quelques années de décalage.

pic3-copie-1.JPG

On observe une augmentation très importante jusqu’à ce jour, avec une rupture dans l'évolution lors du choc pétrolier de 1973. La zone verte située sous cette courbe représente la quantité totale de pétrole qui a été extraite. Nous avons consommé environ 1300 Md barils, soit près de la moitié des réserves. Le problème n'est donc pas qu'il n'y a plus de pétrole, mais il est bien de savoir quel sera le futur de la production mondiale.

Si nous considérons la capacité de production actuelle (32 Md barils/an) et les réserves qu’il reste à extraire (1500 Md barils) alors nous pouvons dire qu’il reste environ 47 ans de consommation au rythme actuel (Ratio Réserves / production).

C’est ainsi que beaucoup estiment le temps qu’il nous reste avant les problèmes or, en représentant ce calcul simpliste sur le graphique, cela suppose un plateau de production qui dure 47 ans et qu’en 2060, du jour au lendemain … il n’y a plus rien !

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Nul besoin de grande expérience et de connaissances techniques approfondies pour comprendre que cette façon de calculer n’est pas correcte. Dans la réalité, même si nous disposons encore de la moitié des réserves, le pétrole qu’il nous reste sera le plus difficile à extraire. Cela va compliquer sérieusement le travail des compagnies pétrolières et le rythme d'extraction ne pourra plus augmenter.

La forme de la courbe ressemblera plutôt à cela, c’est-à-dire avec une forme de cloche, plus progressive.

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 La forme future exacte de cette courbe est impossible à prédire puisqu’elle dépend de nombreux paramètres, et notamment de l'économie mondiale. Mais avancer l’argument que nous serons encore tranquilles pendant quarante ou cinquante ans est insensé.

Actuellement, nous sommes sur un "plateau" et la récession mondiale conduit à une baisse de la demande. Il est fort probable que nous vivions ainsi une succession de périodes de croissance et de recession, formant un "plateau ondulant" jusqu'au déclin inévitable de la production.

En toute logique, la production pétrolière a commencé à zéro, elle passe par un maximum puis redescendra vers zéro. Reste à déterminer quand aura lieu ce maximum, si la diminution sera douce ou brutale.

L'agence internationale de l'énergie a indiqué que nous avions dépassé le pic de pétrole conventionnel en 2008. Pour l'ensemble des carburants liquides, je vous propose ci-dessous le scénario moyen issu du rapport publié en 2012 "l'Europe face au pic pétrolier", indiquant un déclin de la production mondiale en 2015.

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Tous les experts sont aujourd'hui en accord sur la notion de pic (valable pour toutes les ressources minérales et fossiles). Le seul point de débat, c'est notre capacité à compenser le déclin.

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BA 13/05/2013 13:14


Lundi 13 mai 2013 :


 


Seuil de CO2 : le monde dans une nouvelle zone de danger.


 


Le monde est entré dans une nouvelle zone de danger avec une concentration de CO2 mesurée au-delà des 400 parties par millions (PPM), seuil inégalé depuis des millions d'années, a alerté lundi la
responsable climat de l'Onu, Christiana Figueres.


 


Avec 400 ppm de CO2 dans l'atmosphère, nous avons dépassé un seuil historique et nous sommes entrés dans une nouvelle zone de danger, a déclaré Mme Figueres dans un communiqué daté de Bonn
(Allemagne), reçu à Paris. 


 


Le monde doit se réveiller et prendre note de ce que cela signifie pour la sécurité des hommes, leur bien-être et le développement économique.


 


Estimant qu'il y a toujours une chance d'échapper aux pires effets du changement climatique, la grande ordonnatrice des négociations onusiennes sur le climat a appelé la communauté internationale
à apporter une réponse politique qui relève vraiment le défi.


 


L'observatoire référence installé sur le volcan de Mauna Loa, à Hawaï, a enregistré jeudi dernier une concentration de CO2 de 400,03 PPM, selon l'Agence américaine océanique et atmosphérique
(NOAA).


 


Il s'agit d'une mesure ponctuelle et non d'une moyenne annuelle, qui sera néanmoins atteinte, mais ce seuil symbolique est le signe que la planète est lancée sur la trajectoire d'un réchauffement
inquiétant.


 


L'objectif fixé par la communauté internationale en 2009 est de contenir le réchauffement à +2°C par rapport aux niveaux pré-industriels, seuil au-delà duquel les scientifiques mettent en garde
contre un emballement du système climatique avec son cortège d'événements extrêmes.


 


Or avec une moyenne annuelle de 400 PPM de CO2, le réchauffement attendu est d'au moins 2,4°C, selon le dernier rapport des experts de l'ONU sur le climat (Giec). 


 


Et les perspectives sont sombres : les émissions de CO2 dans l'atmosphère ne cessent d'augmenter et si la tendance se poursuit, la hausse du thermomètre devrait être de 3 à 5 °C.


 


http://www.romandie.com/news/n/_Seuil_de_CO2__le_monde_dans_une_nouvelle_zone_de_danger_98130520131255.asp

BA 29/04/2013 17:07


Lundi 29 avril 2013 :


 


Record bientôt battu !


 


Bientôt 400 ppm !


 


On est des champions, on est des champions, on est, on est, on est des champions !


 


Champagne pour tout le monde !


 


Lisez cet article :


 


Le CO2 va passer un nouveau seuil, "inquiétude "de l'ONU.


 


La responsable de l'ONU pour le climat Christiana Figueres a exprimé lundi à Bonn son "inquiétude" et appelé à une action "urgente" devant l'évolution de la concentration de CO2 dans
l'atmosphère, sur le point de passer le seuil symbolique des 400 ppm (parties par million).


 


Selon l'observatoire Mauna Loa de Hawaï, qui dépend de l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), la concentration de CO2 sur notre planète a atteint 399.72 ppm, le 25 avril.


 


"Nous sommes tout près de dépasser le seuil de 400 pm", a déclaré Mme Figueres aux délégations de plus de 190 pays réunies pour préparer le round de négociations annuel sur la lutte contre le
changement climatique, qui se tiendra en fin d'année à Varsovie, selon un communiqué de l'ONU.


 


Aussi, "je vous accueille avec une inquiétude plus vive", a-t-elle lancé aux négociateurs, exprimant aussi un "sens de l'urgence plus fort". 


 


Il s'agit de la première réunion des délégations depuis la conférence de Doha, fin 2012.


 


La communauté internationale s'est fixé comme objectif de parvenir en 2015 à un accord obligeant tous les pays, dont les deux grands pollueurs qui sont la Chine et les Etats-Unis, à réduire leurs
émissions de gaz à effet de serre (GES). Il entrerait en vigueur en 2020.


 


L'objectif est de contenir la hausse du thermomètre à 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels, seuil au-delà duquel les scientifiques estiment que le système climatique s'emballerait.


 


Pour parvenir à une température entre 2°C et 2,4°C, il faudrait que la concentration de CO2 plafonne à 350-400 ppm (ou entre 445 et 490 ppm pour la totalité des GES), selon le dernier rapport du
groupe d'experts de l'ONU sur le climat, le Giec.


 


D'après le Scripps Institution of Oceanography, qui travaille avec l'observatoire de Mauna Loa, la concentration de CO2 pourrait dépasser les 400 ppm en mai, pour la première fois de l'histoire
humaine.


 


Les premières données observées en mars 1958 s'établissaient à 316 ppm. Avant la période industrielle, et le recours aux énergies fossiles, la concentration de CO2 était estimée à 280 ppm.


 


Le niveau de CO2, le principal GES, était probablement de 400 ppm durant la période géologique du pliocène, il y a entre 3,2 millions et 5 millions d'années, quand la terre faisait de 2 à 3
degrés de plus, indique le Scripps dans un communiqué.


 


http://www.romandie.com/news/n/CLIMATLe_CO2_va_passer_un_nouveau_seuil_inquietude_de_l_ONU54290420131631.asp

fc 24/04/2013 04:07


Benois, bonjour...


Votre blog semble moin actif, que ce passe t il , vous n'allez pas le ferme.


bonne continuation et bon courage a votre action .

Benoît Thévard 17/05/2013 09:55



Bonjour,


En effet, j'ai eu un peu de mal ces dernier temps à consacrer suffisamment de temps au blog. la volonté de faire des articles rigoureux, fouillés et agréables à lire me demande une journée de
travail pour chacun d'entre eux. Je vais essayer de m'améliorer ! :-)



BA 08/04/2013 21:05


Lundi 8 avril 2013 :


 


La fin de la France, telle que nous la connaissions.


 


Lisez cet article :


 


Climat : les vignobles de Bordeaux et de la vallée du Rhône menacés dès 2050.


 


Il va certainement devenir plus difficile de cultiver des vignes dans la région de Bordeaux ou dans la vallée du Rhône d'ici 2050, indique une étude publiée lundi aux Etats-Unis soulignant que la
carte des régions productrices au niveau mondial va fortement évoluer.


 


Les conditions climatiques sont actuellement idéales dans ces régions pour la vigne, mais le réchauffement et les baisses de précipitations vont significativement redistribuer la répartition
géographique des régions productrices de vin dans le monde.


 


La surface de terres propices à la culture de la vigne va se réduire dans de nombreuses régions traditionnellement productrices de vin, comme la région de Bordeaux ou la vallée du Rhône, ainsi
qu'en Toscane en Italie. Mais on trouvera de plus en plus d'endroits favorables dans des régions plus au nord, en Amérique du nord et en Europe, a déclaré Lee Hannah, le principal auteur de cette
étude.


 


Quand on a démarré cette étude on pensait que c'était du domaine de la science fiction, mais maintenant on est assez persuadé que c'est appuyé par des données scientifiques, a ajouté M. Hannah.


 


Ainsi, la surface de terres propices à la culture de la vigne en Europe va se réduire, selon une donnée médiane, de 68% en 2050 à cause du changement climatique causé par les gaz à effet de
serre, note cette étude.


 


Celle-ci se fonde sur quatre modèles scientifiques différents concernant le réchauffement climatique: avec la version la plus optimiste la baisse de surface de terres favorables ne serait que de
39% en Europe, mais le pire scénario fait état d'une chute de 86%.


 


Même si on se fonde sur des chiffres optimistes concernant les émissions de gaz à effet de serre, cela atténue les changements, mais notre rapport montre qu'il y aura malgré tout d'importantes
répercussions, a poursuivi M. Hannah.


 


Les terroirs du Chili, de Californie, d'Australie et des régions d'Europe méridionale vont être les plus touchés par ces changements. 


 


A l'inverse, l'Europe du nord, le nord des Etats-Unis ou la Nouvelle-Zélande pourraient devenir d'importants producteurs de vin.


 


http://www.romandie.com/news/n/_Climat_les_vignobles_de_Bordeaux_et_de_la_vallee_du_Rhone_menaces_des_2050_85080420132043.asp

BA 03/04/2013 21:00


Mercredi 3 avril 2013 :


 


Ban Ki-moon : il sera bientôt trop tard pour sauver la planète.


 


Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, pour la première fois en visite à Monaco mercredi, a estimé qu'il serait bientôt trop tard pour sauver la santé environnementale de la planète
si on ne met pas en place un instrument contraignant d'ici à 2015.


 


Les paroles n'ont pas été suivies d'effets. Il sera bientôt trop tard. Nos modes de consommation sont incompatibles avec la santé de la planète. Notre empreinte écologique est démesurée, a asséné
Ban Ki-moon, devant un parterre de personnalités.


 


Nous devons agir maintenant si nous voulons qu'en 2050, la planète soit vivable pour ses 9 milliards d'habitants, a-t-il plaidé.


 


Sur quatre-vingt-dix objectifs adoptés d'un commun accord par la communauté internationale dans le domaine environnemental ces 20 dernières années, seuls quatre affichent des progrès notables, a
déploré Ban Ki-moon.


 


Le responsable a mis en exergue l'amoindrissement de la biodiversité, la diminution des stocks de poissons, la plus grande acidité des océans, ou encore l'augmentation des émissions de gaz à
effet de serre.


 


Il faut que la dynamique s'accélère. Nous devons développer ce que nous testons en éprouvette depuis 40 ans. Pour cela nous devons adopter des mesures d'incitation efficaces, et notamment mettre
un prix sur les émissions de carbone, a-t-il dit.


 


Nous devons aussi adopter, d'ici à 2015, un instrument universel et juridiquement contraignant relatif au climat, afin que tous les pays prennent des mesures supplémentaires pour réduire les
effets des changements climatiques et s'y adapter, a préconisé le secrétaire général des Nations unies.


 


http://www.romandie.com/news/n/_Ban_Ki_moon__il_sera_bientot_trop_tard_pour_sauver_la_planete75030420132042.asp