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Avenir sans Pétrole

Faut-il vraiment chercher à remplacer le pétrole ?

21 Mai 2013 , Rédigé par Benoît Thévard Publié dans #Regard critique

Lorsque vous avez compris et admis le caractère inéluctable du pic pétrolier, vous pouvez appréhender le problème de plusieurs manières (Illustrations © Charlotte Barbin).

Vous pouvez avoir compris la nécessité du changement, mais déprimer à cause d’un sentiment d’impuissance puisque vous dépendez, comme tout le monde, de cette énergie abondante et peu chère. De plus, vous ne voyez pas de possibilité d’échapper au marasme général qui nous attend. Vous mettez alors ce problème dans un coin de votre esprit pour ne pas trop y penser et vous continuez à vivre, rassurés par l’inconscience de tous ceux qui vous entourent.autruche-couleurs.jpg

 C'est la période désagréable durant laquelle vous aimeriez mettre en cohérence votre mode de vie avec vos idées, mais c'est bien trop compliqué car trop de choses doivent être repensées et vous devez composer avec vos contraintes familiales et votre entourage.

Vous pouvez également y voir une fabuleuse opportunité de changer de paradigme, de réorganiser votre vie, celle de vos voisins, de votre quartier ou de votre ville, car vous êtes conscient que nous ne pourrons jamais plus disposer d’une telle manne énergétique. Vous êtes tout excité par l’ambitieux changement qui se dessine et par cette possibilité de vous émanciper et de construire votre vie par vous-même et plus en fonction de ce que vous impose la société.

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Enfin, vous pouvez garder l’espoir de voir émerger une solution, LA solution qui vous permettra de ne rien changer ou presque à votre mode de vie. Vous espérez que, comme pour toutes les innovations technologiques, il vous suffira de vous rendre au supermarché et de remplir un chèque (ou faire un crédit) pour résoudre le problème. Après tout, il n’y a pas de raison que cela change, nous avons toujours fait comme ça. L'environnement médiatique et social vous incite à croire que, comme d'habitude, les scientifiques et experts vont trouver la solution pour vous.

professeur

C’est souvent de cette manière que sont menés les débats: quelles solutions techniques nous permettraient de ne rien changer ou presque ? Dans combien de temps seront-elles prêtes ? Combien coûteraient-elles ?


Mais faut-il vraiment souhaiter l’existence d’une solution de substitution ?

Je me pose très souvent cette question, en tant qu’ingénieur énergéticien. Lorsque j’ai repris mes études, je ne savais pas si je découvrirais une technologie meilleure que les autres, celle qui permettrait de ne pas polluer, d’envisager un fonctionnement vraiment durable de notre société. Si c’était le cas, je ferais tout pour la promouvoir.

Malheureusement, j’ai vite compris qu'il n’y avait pas de miracle, et que chaque technologie avait ses avantages et inconvénients, que chaque territoire ne disposait pas des mêmes ressources disponibles. Il était donc inutile de promouvoir le solaire plutôt que l’éolien, la géothermie ou la biomasse, puisque Marseille et Dunkerque, par exemple, ne disposent évidemment pas des mêmes potentiels énergétiques.

Mais au-delà de ça, et comme le dit très justement Jean-Marc Jancovici, « L’énergie se manifeste lorsque vous changez une température, une vitesse, une masse, une composition chimique ou une nature atomique », autrement dit, « La consommation d’énergie est avant tout un excellent indicateur de la pression que nous exerçons sur notre environnement ».

Par conséquent, l’augmentation permanente de notre consommation d’énergie a augmenté de manière fulgurante notre pression sur l’environnement.

L'Homme une espèce comme les autres ?

Pour autant, je n'en déduis pas que l’Homme est destructeur par essence. Il fait partie de l’écosystème planétaire, comme n’importe quelle autre espèce animale ou végétale, mais il a su exploiter, mieux que les autres, les ressources mises à sa disposition. Et c’est ainsi dans tous les écosystèmes, lorsqu’une espèce est en capacité de mieux exploiter les ressources, elle finit par prédominer et provoquer une diminution de la diversité, des interactions, et finalement le système se fragilise et perd sa résilience.

Vous trouverez de très nombreux exemples dans lesquels une espèce animale ou végétale finit par étouffer progressivement les autres en prenant de la puissance mais en devenant de plus en plus vulnérable à certains changements.

cycle adaptatif

Image représentant le "cycle adaptatif" en quatre phases par lesquelles passent tous les écosystèmes, suivant des échelles de temps plus ou moins longues. (source: résilience alliance)

L’Homme a donc eu la capacité d’exploiter les ressources, grâce à son intelligence et aux richesses naturelles auxquelles il a eu accès. Aujourd’hui cette prédominance implique une forte diminution de la biodiversité (à l'image du graphique ci-dessous) à cause de la surexploitation des ressources et l'humanité devient de plus en plus fragile et vulnérable à certains chocs.

Trouver une source d’énergie équivalente au pétrole reviendrait finalement à continuer d’accroitre ce déséquilibre déjà bien avancé, à augmenter la population mondiale, à consommer toujours plus de ressources  pour répondre à cette croissance supposée sans limites.

biodiversite

Consommer moins et local: seule solution durable

Lorsque j’analyse le problème du pic pétrolier et que je me demande quelles devraient être de réelles solutions durables, je me dis que c’est probablement une chance qu’aucune solution technologique ne soit prête, qu’aucune ne soit suffisamment efficace pour nous permettre de continuer à fonctionner comme aujourd’hui.

La fin du pétrole bon marché nous imposera donc de faire avec ce dont nous disposons localement. Ce paramètre est fondamental car il permettra à tous de comprendre que le confort matériel et énergétique dont nous disposons aujourd’hui n’existe plus sans l’exploitation des richesses des autres pays du monde ... qui ne pourront jamais atteindre notre niveau de vie.

Cessons donc de chercher une solution qui nous permette de continuer à vivre de la même manière qu’aujourd’hui. Ce n’est de toute façon pas durable car si ce n’est l’énergie, c’est tout le reste qui finira par manquer.

Repensons intelligemment nos modes de vie, repensons nos besoins en fonction de nos ressources locales. Nous disposons déjà de tous les outils pour exploiter le vent, le soleil, la terre et la mer pour fournir le peu d’énergie nécessaire à une vie équilibrée, saine et durable.

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Campergue Pierre 06/05/2014 10:23

Monsieur THEVARD bonjour,

Vos trois billets référencés dans #Intro ont pour objet principal la transition énergétique et donc y ressortissent. Vous comptez essentiellement sur le citoyen pour réaliser cette transition et surtout de la réussir, aidés en cela par les institutions. Cependant, il existe une condition "sine qua non" de succès. Il est, au préalable indispensable et obligatoire de redonner la liberté aux individus ! En effet, après la Deuxième Guerre Mondiale, je considérais la France comme un pays de libertés alors qu'elle est devenue maintenant un pays de contraintes. Il n'est pas question ici de polémiquer pourquoi et comment cette évolution s'est produite mais seulement de la considérer comme un fait. En conséquence, rien ne pourra s'effectuer dans de bonnes conditions sans que les individus puissent disposer de la possibilité de transposer leur imagination en actions. Par exemple, les limitations et restrictions d'emplois de certaines graines potagères par les particuliers ou associations ainsi que les interdictions récentes de ressemer les graines récoltées par les agriculteurs. Il est certain qu'une liste profuse, sinon quasi infinie, d'exemples peut être dressée.
Vous dites que "[...] l'Homme fait partie de l'écosystème planétaire, comme n'importe quelle autre espèce animale ou végétale, [...], ce qui est on ne peut plus exact. Donc, l'Etre Humain étant une composante comme une autre de l'Univers, il ne peut qu'être asservi aux Lois Naturelles qui le régissent lui-même. Or, celui-ci étant déterminé et guidé par des Principes extrémaux, tels que ceux de "moindre action" ou de "conservation (énergie, moment angulaire, quantité de mouvement)", l'Homme ne peut qu'épouser des Principes de même espèce et ne peut en aucun cas s'en affranchir.
De plus, comme le dit très bien Joël De ROSNAY "[...] rien n'échappe aux lois implacables de la thermodynamique, la société humaine, comme toute machine ou organisme, y est rigoureusement soumise".
Alors, il est possible de poser :

DEUXIEME PRINCIPE – PRINCIPE D'EVOLUTION
Il est absolument incontestable que tout agent économique, aussi bien dans le temps que dans l'espace (conformément au Principe d'Homogénéité), économise :
1) son Travail lorsqu'il agit (élabore un Produit, un bien, un service, etc.),
2) sa Monnaie lorsqu'il acquiert (achète un Produit, un bien, un service, etc.),
mais toujours sous réserve des contraintes extérieures auxquelles il est soumis.
En conséquence, il est pertinent de poser que :
- l'Economie de Travail augmente naturellement toujours,
- elle est donc toujours maximale, n'étant limitée que par les contraintes extérieures,
ainsi que :
- l'Economie de Monnaie augmente naturellement toujours,
- elle est donc toujours maximale, n'étant limitée que par les contraintes extérieures.

Ces énoncés sont strictement de même espèce que celui du DEUXIEME PRINCIPE DE LA THERMODYNAMIQUE spécifiant que :
- l'entropie augmente naturellement toujours,
- elle est donc toujours maximale, n'étant limitée que par les contraintes extérieures.

PREMIER PRINCIPE – PRINCIPE DE CONSERVATION
Il est encore absolument incontestable que :
1) lors d'un troc, il n'existe pas de Monnaie échangée.
L'échange a lieu car les Utilités respectives des Produits échangés sont égales,
2) lors d'un change, il n'existe pas de Travail échangé.
L'échange a lieu car les Utilités respectives des Argents échangés sont égales.

En conséquence, il est pertinent de poser que :
- il ne peut exister de Monnaie sans différence d'Utilité des Produits échangés,
- il ne peut exister de Travail économique sans différence d'Utilité des Argents échangés.

Ces énoncés sont strictement de même nature que celui du PREMIER PRINCIPE DE LA THERMODYNAMIQUE spécifiant que :
- il ne peut exister de travail mécanique sans différence de température.

L'exposition ci-dessus de ces Principes dévoile déjà l'existence irrécusable d'une liaison entre les mondes physique et économique. Nonobstant ce qui vient d'être présenté ci-dessus, il est à remarquer que jusqu'à présent deux clans s'affrontent quant à la façon d'apprécier l'avenir, à savoir :
1) ceux qui préconisent un changement d'organisation sociale avec une diminution conséquente de la consommation de combustibles et de matières premières,
2) ceux qui, "a contrario", soutiennent qu'il est possible de continuer l'exercice dépensier actuel.
Il en résulte des différends, polémiques, controverses sans fin car chacun exposant ses arguments, mais souvent aussi ses alibis. Tant qu'il ne sera pas apporté de preuves irréfutables, par des démonstrations analytiques, de la réalité de relations entre l'économie et la physique, il sera toujours possible de récuser les arguments des uns par les alibis des autres. En effet, il est courant d'entendre, de lire, de voir lors de débats la présentation d'arguments erronés et fallacieux et cela même par des sommités scientifiques ou prétendues telles.
Or, contrairement à ce que l'on pourrait croire a priori, il est possible de présenter (facilement, c'est-à-dire sans considérations mathématiques compliquées) ces Principes de manière analytique.
J'ai comme devise : "Le bon sens à bannir, la raison à quérir". Alors continuons à rechercher cette dernière avec ce qui suit.

PREMISSES
Il est toujours absolument incontestable que lorsque le prix d'un Produit (bien ou service) décroît le consommateur de ce Produit garde par devers lui une quantité de Monnaie égale à la diminution de prix. Cependant, pour diminuer un prix, il est obligatoire d'accroître la productivité et par conséquent le Travail effectué (par n'importe quel moyen – individus, esclaves, salariés, animaux, moteurs et machines). Donc, en considérant ce Travail avec une finalité économique et non plus physique, il est pertinent de poser que :
- le Travail économique supplémentaire effectué par le fournisseur est TRANSFORME en Monnaie supplémentaire détenue par le consommateur.
Donc :
- la Monnaie ne doit pas être considérée comme celle circulant du consommateur au fournisseur mais comme celle que le consommateur détient en sus après une baisse de prix.

Il est donc raisonnable de considérer cette TRANSFORMATION ECONOMIQUE comme similaire, mais non identique, à une TRANSFORMATION ENERGETIQUE où la chaleur est transformée en travail mécanique. Toutefois, il est possible d'aller plus loin dans cette analogie. En effet, l'offre d'un Produit peut être définie comme étant le nombre de fois qu'est réalisé le cycle de FABRICATION par unité de temps. Par exemple, il est possible de dire que :
- L'offre est de 888 paires de charentaises FABRIQUEES par jour.
Cette définition est rigoureusement analogue à celle de la vitesse de rotation d'un moteur. En effet, la vitesse de rotation est le nombre de fois qu'est réalisé le cycle de FABRICATION de travail mécanique par unité de temps. Le cycle économique peut être séquencé comme suit, avec en concordance les étapes du cycle thermodynamique :
1) Tractation d'achat de matières brutes  Transformation isotherme
2) Fabrication  Transformation adiabatique
3) Tractation de vente du Produit élaboré Transformation isotherme
4) Utilisation  Transformation adiabatique
Il est patent, remarquable et très important de constater que, pour les deux cycles (économique et thermodynamique) :
- les étapes 1 et 3 s'effectuent AVEC CONTACT avec l'extérieur et
SANS MODIFICATION du Produit et de la température,
- les étapes 2 et 4 s'effectuent SANS CONTACT avec l'extérieur et
AVEC MODIFICATION du Produit et de la température.

De toute évidence, ceci amène à rechercher les explications des phénomènes économiques au niveau du cycle de fabrication et non plus dans la "loi de l'offre et de la demande", comme il est de coutume. En effet, à revenus constants, chaque fois que le cycle est parcouru avec une plus grande célérité, c'est-à-dire que le Produit est fabriqué plus rapidement, le prix d'un Produit peut être diminué, ce qui procure l'enrichissement du consommateur. C'est bien ainsi que, tout au moins dans les pays "occidentaux", nous sommes passés :
- d'une société de subsistance, sinon de disette,
- à une société d'abondance, sinon de déchets.
Cependant les relations analytiques étant réversibles, elles permettent donc l'appréhension de l'évolution inverse, c'est-à-dire la transition :
- d'une société d'abondance, sinon de pléthore,
- à une société de suffisance, sinon de bien-être.

CONCLUSION
A ce stade, où seulement quelques idées sont exhibées, il est hors de question de les approfondir en quelques lignes, il faut donc admettre, a priori et sans contestation, que :
- le Travail est considéré ici comme un Travail économique (à finalité économique) et non plus physique, susceptible de provoquer une baisse du prix du Produit. Ce Travail n'a pas la même définition analytique que le travail physique, malgré sa ressemblance,
- le Travail économique et la Monnaie sont logiquement considérés comme deux formes différentes d'Energie économique, au même titre que la chaleur et le travail mécanique sont considérés comme deux formes différentes d'énergie physique,
- le Travail à effectuer doit seul être pris en compte et non pas le Travail effectué. En effet, le Travail économiquement intéressant est bien le premier car c'est celui qui définira l'emploi, le deuxième n'ayant pas d'utilité car les machines seront à l'arrêt et les salariés au chômage.

De plus, il faut considérer :
- le Produit comme le vecteur-support du Travail économique,
- l'Argent comme le vecteur-support de la Monnaie,
identiquement à la thermodynamique où :
- le gaz est le vecteur-support de la chaleur.

Il est facile de démontrer analytiquement que parmi les (quatre) différentes possibilités d'évolution monétaire les seules autorisant la création réelle de Monnaie, c'est-à-dire les seules permettant l'accroissement de la Richesse (pouvoir d'achat) nécessitent obligatoirement la dépense d'un Travail (à finalité économique). Le fait que l'exécution d'un Travail économique ait pour corollaire la création de Monnaie exhorte à considérer ce phénomène comme une TRANSFORMATION.
L'analyse mathématique, n'ayant jamais été prise en défaut quant à l'explication des phénomènes de la Nature, indique donc la voie à suivre. Par conséquent, les similitudes formelles et normalement irrécusables présentées ci-avant incitent donc à :
- l'application exclusive du formalisme, du raisonnement, de la méthodologie de la thermomécanique aux échanges économiques, mais en prohibant l'utilisation des concepts, caractéristiques, variables et fonctions de la physique.
Par conséquent, en posant :

M = Monnaie
T = Travail économique à effectuer
g = coefficient de Transformation

il est toujours possible d'écrire :
M = g . T
que l'on peut considérer comme le PRINCIPE D'EQUIVALENCE et que l'on peut comparer à celui de la thermodynamique, à savoir :
W = J . Q

Cependant, il est logique de penser que le coefficient de Transformation (g) doit être une constante, ce qui n'est pas forcément le cas en Economie, mais ceci sort du cadre explicatif de cette présentation sommaire et abrégée.

En considérant le Travail à effectuer (et non pas le Travail effectué), il tombe sous le sens qu'il diminue au fur et à mesure de son exécution, tandis que la Monnaie réalisée s'accroît d'autant (sous réserve que g soit constant), de la même manière qu'en physique, la quantité de chaleur diminue tandis que le travail mécanique augmente d'autant au cours de la transformation. Par conséquent (dans un système économique isolé), il est logique de poser que :
dT + dM = 0
que l'on peut considérer comme le PREMIER PRINCIPE (Conservation de l'Energie) et que l'on peut comparer à celui de la thermodynamique, à savoir :
dQ + dW = 0

Une fois ces Principes et Prémisses présentés analytiquement, leur développement mathématique entraîne, par l'application du formalisme de la thermomécanique, à définir en Science économique les cycles équivalents à ceux de Carnot et de Clapeyron en Science physique. Par conséquent, cette approche permet de saisir et de comprendre comment la Richesse peut être créée (ou détruite) et comment il est ainsi possible d'accroître (ou de diminuer) le niveau de vie.
Ceci constitue donc un nouveau point de départ pour l'appréhension des échanges économiques car il est absolument et totalement sans aucun rapport avec un quelconque équilibre des théories conventionnelles de la microéconomie.
En conséquence de tout ceci, il existe des relations qui associent et unissent le domaine économique au domaine physique. Il devient ainsi impossible, même en parlant haut et fort, d'exhiber des thèmes, justifications, prétextes, spécieux ou autres.

fc 27/05/2013 05:30


super article...merci

Michel 24/05/2013 09:59


Pour le sens de l'Histoire de l'Europe, il faudra patienter:


http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/230513/sommet-de-lenergie-lue-dit-bye-bye-au-climat-et-salue-les-lobbys-industriels

Guillaume PORCHER 23/05/2013 10:47


Face à l'histoire, c'est le devoir de l'Europe et notamment de la France que de montrer la voie à suivre pour aller vers ce nv modèle de développement bcp plus sobre en ressources, bcp plus
équitable et solidaire, que nous sommes d e+ en + nombreux à appeler de nos voeux depuis de nombreuses années déjà...


Hélas, du coté des décideurs publics, tous ou presque préférent continuer à nier l'évidence et taire cette vérité qui dérange. 


Plutôt d'expliquer simplement la réalité du monde qui est le notre, la plupart des décideurs politiques préférent continuer à conjugeur le mot croissance à tous les temps et à toutes les
personnes quand bien même, cette croissance-là n'a que pour seul effet d'accroitre encore un peu plus les inégalités entre les peuples.


Soyons fiers de mener ce combat, seuls contre tous ou presque, et continuons, chacun à notre modeste niveau, à essayer d'ouvrir les yeux au "monde"...


http://www.enerzine.com/825/la-transition-energetique-appelle-un-nouveau-modele-de-developpement/participatif.html

Jean-Luc Jourdain 23/05/2013 00:20


Je viens de lire l'article de Paul Chefurka que Joëlle a posté sur le facebook de Jean-Marc Jancovici et je retrouve dans ces deux textes une communauté de pensée douloureuse et clairvoyante.