Partager l'article ! Pic pétrolier à l'Assemblée Nationale: le texte de mon intervention: Le colloque organisé par le pôle écologique du Parti Socialiste ce 25 ...
Le colloque organisé par le pôle écologique du Parti Socialiste ce 25 janvier 2011 a été l'occasion de faire entendre la voix de sept intervenants au sujet du pic pétrolier, de ses conséquences et de propositions politiques qu'il faudrait mettre sur la table.
Avant de résumer mon point de vue sur cette soirée (autre article), voici le contenu de mon intervention dont la durée était limitée à 10 minutes. Sur ces sujets, on pourrait parler pendant des heures. J'avais décidé de m'appuyer sur le constat de la situation réalisé brillamment, auparavant, par Géraud Guibert, Matthieu Auzanneau, Bernard Durand et Jean-Marc Jancovici et d'aborder directement les propositions.

CONTEXTE
3 Constats (suite aux interventions précédentes)
Il y aura de moins en moins de pétrole sur le marché international et les énergies alternatives ne pourront pas compenser le déclin de la production.
Le fonctionnement de notre société est dépendant d’une croissance économique et matérielle qui ne peut se faire sans augmenter globalement la consommation d’énergie.
Le délai qu’il nous reste pour agir est extrêmement court, au regard des efforts qu’il faut réaliser pour changer de paradigme et sortir de l’ère du pétrole.
Il n’y a donc plus de doute sur le fait que nous allons subir un changement profond, dont nous ne maîtrisons aujourd’hui, ni l’ampleur, ni les conséquences.
QUE FAIRE ?
- Sensibiliser la population sur le pic pétrolier. Aujourd’hui les changements climatiques font l’objet, à juste titre, d’une grande médiatisation. Mais il est important que la population prenne également conscience que les problèmes concernant le pétrole n'interviendront pas dans 40 ans, mais beaucoup plus tôt.
- Faire l’état des lieux de notre dépendance au pétrole pour prendre conscience de la vulnérabilité de l’organisation de notre société.
- Anticiper la crise énergétique et nous préparer individuellement et collectivement à changer de paradigme.
C’est là qu’intervient la notion de résilience car c’est la capacité d’un système (écosystème, famille, commune …) à subir un choc ou un changement perturbant, à s’y adapter et à se réorganiser tout en conservant ses fonctions principales et son identité.
Pour préserver les fonctions principales d’une communauté humaines, il convient donc d’assurer en toutes circonstances les besoins vitaux des citoyens.
Quelques exemples de notre dépendance concernant ces besoins :
- Alimentation : Les méthodes agricoles, l’industrie agro-alimentaire et la logistique de distribution sont fortement dépendantes des énergies fossiles (exemple pénurie d’essence 2010). D'ailleurs, nous observons aujourd’hui une forte corrélation entre le prix de l’alimentation et celui de l’énergie.
- Santé : La médecine conventionnelle en France exige toujours plus de transports individuels vers les centres spécialisés, des médicaments fabriqués avec des dérivés du pétrole, des matériels en plastique jetables et stériles comme les seringues ou les tubes de dialyse (exemple : pénuries lors du choc pétrolier de 73).
-
Bâtiment : La fabrication des matériaux de construction et d’isolation diffusés actuellement, comme le béton et la laine de verre, nécessite une très grande
quantité d’énergie. Combien coûteront-ils ?
Puisque nous aurons moins de ressources et d’énergie à l’avenir, il faut absolument s’assurer qu’elles seront affectées aux besoins essentiels.
COMMENT ?
3 niveaux d’action
1/ Initiative citoyenne des villes en transition :
Ce modèle est né en Angleterre en 2005. L'objectif est de sensibiliser les populations et d’engager une transition vers plus de résilience locale.
Le réseau compte aujourd’hui plus de 350 initiatives à travers le monde dont une vingtaine en France.
L’implication citoyenne est fondamentale s’il s’agit de changer les modes de vie. C’est pourquoi la prise de conscience par la population des défis qu’il faut relever semble indispensable, ainsi que sa participation dans les choix d’orientation de la communauté.
Il s’agit d’une logique de bottom-up (du bas vers le haut).
Cependant, ce niveau d’action manque d’une vision globale des acteurs et de l’organisation du territoire. Il ne dispose pas non plus des leviers administratifs et financiers pour faire évoluer le tissu économique et les réseaux techniques comme l’eau, l’énergie et les transports.
2/ Niveau politique local (agglomération, communauté de communes) :
Avant de savoir où l’on va, il faut savoir où l’on est.
Je propose d’évaluer la résilience des territoires (par un bilan résilience par exemple), c'est-à-dire sa capacité à subir le choc énergétique du pic pétrolier et à se réorganiser en fonction de ce changement.
Avec l’équipe Résalience, nous avons mis en place cette méthode d’évaluation. Pour cela, nous nous sommes appuyés sur la pyramide de Maslow et avons déterminé les besoins suivants :
3 besoins primaires : Alimentation, santé et habitat.
3 besoins fonctionnels : l’économie, l’énergie et le transport.
Les besoins fonctionnels sont nécessaires pour apporter la réponse aux besoins primaires.
Cette évaluation n’est pas un but en soi, elle est un outil d’aide à la décision.
Elle devra donc conduire à l’élaboration d’un plan d’actions de court, moyen et long termes. Dans cette perspective de changements, les critères de la résilience semblent vraiment adaptés pour guider la stratégie de réorganisation.
Nombre de mises en oeuvre seront simplement liées aux changements des pratiques quotidiennes et à la gestion du territoire (jardins partagé, ateliers de partages de savoirs, achats groupés, monnaies locales…)
Pour les actions faisant appel à des investissements financiers importants (smart grid, création d’activités …), il faudra utiliser des outils de financements existant comme le partenariat public-privé, ou en créer de nouveau si besoin. Ceci devra être pensé dans une logique d’économie sociale et solidaire pour être durable.
La relocalisation des activités indispensables à la population permet, en outre, de dynamiser et diversifier l’activité économique locale tout en créant des emplois durables. En effet, puisqu’il s’agit de répondre à des besoins immuables, les emplois sont théoriquement immuables également.
3/ Niveaux politiques national et européen :
Pour être durable, la réorganisation locale ne pourra être ni standardisée, ni imposée.
Les ressources de chaque territoire étant différentes, il serait inefficace d’imposer les mêmes outils à tout le monde. Il faut donner aux collectivités locales des objectifs de résultats tout en laissant une grande liberté de moyens.
L'Etat devra faciliter cette prise d’autonomie par des incitations et des ajustements réglementaires et fiscaux.
L’idée d’une taxe carbone dont l’augmentation serait planifiée me semble très pertinente pour contraindre au changement des pratiques. Mais sans la mise en place d’alternatives locales, nous risquons de mettre en grande difficulté les citoyens les plus modestes.
CONCLUSION
L’énergie sera de plus en plus rare et de plus en plus chère.
Il existe des solutions à mettre en œuvre pour préparer les populations aux changements qui s’annoncent.
Aux élus de s’en saisir pour construire, d’ici 2012, un programme à la hauteur de ce véritable enjeu de société.
Signez l'appel pour le nouveau gouvernement
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La transition des collectivités locales passe avant tout par une sensibilisation de la population.
N'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez mon intervention dans votre commune sur les thèmes du pic pétrolier, de l'énergie en général et de la résilience.
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Bonsoir Benoît,
j'ai répondu à votre commentaire dans Suite colloque pic pétrolier du 25 janvier 2011
Cordialement,
gorgerouge.
"L'énergie sera de plus en plus rare et de plus en plus chère"
J'adhère totalement à la thèse du peak oil (pour moi ce n'est d'ailleurs pas une thèse mais une évidence), à la nécessité de sortir de manière ordonnée et rapide de cette ère du pétrole etc...
J'ai par contre encore l'espoir d'une solution énergétique et ne partage pas vos conclusions (pour le moment) sur l'avenir de l'énergie qui serait nécessairement "rare" et "chère".
La fin du pétrole bon marché est une certitude "écrite" dans les courbes des réserves et des consommations. La fin de "l'énergie" bon marché, par contre, n'est pas encore totalement sure (amha). La fusion froide n'est peut-être pas de la "junk science" après tout.
"L’énergie sera de plus en plus rare et de plus en plus chère."
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L'énergie n'a jamais été aussi abondante, ni aussi bon marché ramené au coût de l'heure de travail. Les réserves prouvées de pétrole ont augmenté de 50% depuis 30 ans (malgré qu'on en consomme 30 Gb/an), la révolution mondiale du gaz de schiste est en train de balayer toutes les théories fumeuses des déplétionnistes, révolution que la France va bien sûr rater.
On a assez de prêcheurs d'apocalypse, alors cessez de raconter des sornettes et allez vous trouver un vrai boulot, qui produit de la vraie richesse et qui est utile à la société.
Votre agressivité et vos jugements de valeur montrent au moins que vous n'êtes pas indifférent à mes propos.
Heureusement qu'il y a des gens comme vous ou C. Allègre pour refuser systématiquement tout ce qui peut s'opposer à la croissance économique et au progrès technologique, sinon ce ne serait pas drôle.
Quelques corrections cependant:
L'énergie n'a jamais été aussi abondante, ni aussi bon marché
C'est ce que disaient les observateurs américains en 1970 ... c'était le pic et depuis la production n'a fait que diminuer aux USA. Forcément, être au maximum ne veut pas dire que cela va continuer !
Les réserves prouvées de pétrole ont augmenté de 50% depuis 30 ans
Si vous basez vos propos sur les déclarations de l'OPEP, vous savez surement, comme moi, que depuis les années 80 les pays producteurs ont réhaussé leurs réserves afin d'avoir de meilleurs quotas d'exportation et qu'ils ne les ont jamais diminuer proportionnellement aux prélèvement effectués.
la révolution mondiale du gaz de schiste est en train de balayer toutes les théories fumeuses des déplétionnistes
Pour comparer du gaz de schiste avec du pétrole brut, il faut vraiment ne pas avoir d'idée des contraintes que cela implique et du coût pour obtenir un carburant digne de ce nom.
J'attends votre prochain commentaire qui détaillera comment vous préservez un bas coût de l'énergie et une hausse de la capacité mondiale de production avec les hydrocarbures non conventionnels.
Un dernier point ... ne vous inquiétez donc pas pour mon rôle actuel dans la société, inquiétez vous du vôtre dans la société de demain !
Il semblerait par ailleurs que ce Jean Masso n'ait pas bien compris la *double* contrainte énergie *et* climat: voila encore trouver et exploiter des hydrocarbures (genre gaz de schiste) est une folie pure... vue que bruler tout ce qu'on a déjà découvert nous même tout droit à la catastrophe climatique. Je vous conseille de lire attentivement les blogs: http://climateprogress.org/ et http://stephenleahy.net/. Ca devrait remettre quelques idées en place.
Et ben, M. Masso, il semble que cela vous fasse peur!
Pourtant, c'est bien la fin de la société de consommation qui est en cours. Ouf!
Vous pouvez commencer à en faire votre deuil.
Vous faites un métier utile pour le monde qui arrive?
Rassurez vous, je suis arboriculteur bio. Un métier inutile...
Benoît, merci pour ce que vous faites: les gens en ont bien besoin (euphémisme)
Benoît,
La réaction de M. Jean MASSO, quelque inutilement agressive qu’elle soit, est quand même extrêmement instructive. Tu sais que je suis pétrolier, et que j’ai adhéré à la thèse du peak oil dès le début de 1998. Chaque événement auquel j’ai assisté, en ma qualité d’initié, me confirme que cette thèse tient debout, et que le système va bientôt se casser la figure, par raréfaction de l’énergie nette disponible à l’exportation (après déduction des autoconsommations et des consommations internes des pays producteurs). Ma propre épouse, qui n’a évidemment pas le même vécu pétrolier que moi, réagit, encore, comme M. MASSO, au bout de 13 ans de pédagogie (et 31 ans de vie commune). Elle refuse de croire, en particulier, que le transport aérien de masse va se casser la figure dans les années qui viennent. Pourtant, en pronostiquant cette chute hyper-archi-prévisible, je prends le risque d’être démasqué de mon vivant, puisque mon espérance de vie de quasi-sexagénaire non-fumeur est d’une bonne vingtaine d’années. La réaction de M. MASSO, quelque parfaitement dérisoire qu’elle soit, comme tout ce qui est excessif, n’est pas fondamentalement différente de ce que l’on peut attendre de gens qui n’ont qu’une information superficielle, telle que ce qu’on lit dans le journal.
Cela montre juste l’effort considérable de pédagogie qu’il va falloir déployer pour expliquer l’évidence. Je te confirme que ton boulot est indispensable et fortement créateur, sinon de valeur (ou de richesses, mais j’aimerais que l’on me confirmât que ce que l’on entend par là), du moins de sens, et qu’il le restera pendant la durée de ta vie professionnelle (tu as, contrairement à moi, encore 30 ans à tenir…). J’ignore la profession et l’âge de M. Jean MASSO, mais je gage que sa profession (sauf santé, éducation et autres secteurs fortement porteurs de sens) est plus menacée que la tienne dans les 10 ans qui viennent. S’il ne travaille pas dans ces secteurs à forte utilité sociale, je doute fortement que ses cotisations permettent le financement de ma retraite. Dans une situation extrême, s’il est publicitaire ou cadre dans le marketing, je sais qu’il vaut mieux que je me cherche des compléments de retraite sans compter sur lui. Je te rassure, j’ai déjà pris les devants, sachant que la contribution de ces professions au financement des retraites sera dérisoire sur le long terme.
Cela dit, M. MASSO a pris la peine de lire ton blog, ce qui est un signe fort d’ouverture d’esprit. Il a plus de chances d’être sensible à des arguments objectifs (et de ce point de vue, ta réponse n’est pas assez documentée) que le quidam moyen, qui ne se pose aucune question en allant faire ses courses à Auchan le samedi. Il me paraît donc plus important de dialoguer avec M. Jean MASSO et avec des gens d’une bonne ouverture d’esprit, qu’avec les gens bornés qui ne prennent même pas la peine de se renseigner sur ce qui pourrait leur arriver dans les années, sinon les décennies, à venir.
Bon courage à ta génération.
Faire un boulot qui résistera au choc.... ce n'est pas mon cas, et je ne sais pas bien comment changer. Depuis que j'ai pris conscience du problème (il y a seulement quelques années) dans sa double composante énergie et climat, c'est la panique. Et mon entourage est globalement très hermétique, même parfois les écolo les plus radicaux qui très souvent ne comprennent pas bien les fameux "ordre de grandeur" du problème (à la Jancovici).
"Si vous basez vos propos sur les déclarations de l'OPEP, vous savez surement, comme moi, que depuis les années 80 les pays producteurs ont réhaussé leurs réserves afin d'avoir de meilleurs quotas d'exportation et qu'ils ne les ont jamais diminuer proportionnellement aux prélèvement effectués."
@Benoît,
Attendez, c'est un peu léger votre réponse, ne croyez-vous pas ? (et je passe sur vos autres tours de rhétoriques pour "expliquer" le pourquoi et comment de mes prétendues motivations dont vous ne savez rien mais sur lesquelles vous projetez vos préjugés).
Reprenons, votre thèse se base sur la raréfaction du pétrole (je ne parle pas du strawman de la "limite physique" utilisé pour couper court à la discussion, je parle de la "raréfaction imminente qui exige l'urgence d'un changement de société" que nous vend les catastrophistes) or quand je vous montre que les réserves de pétrole ont augmenté, au lieu de chercher ce qu'il en est RELLEMENT, par les chiffres, les sources... tout ce que vous avez, c'est un effet de manche basé sur un argument journalistique éculé*, c'est quand même curieux. Auriez-vous peur à ce point de la vérité dès qu'elle remet en cause vos fondements ?
La vérité, c'est que toutes les sources institutionnelles ou non, que ce soit chez l'EIA, l'IAE, EU WETO ou chez BP, Shell, Odell, Grope, Wood Mackenzie ou IHS (une des meilleures bases de données privées qui coûte des dizaines de milliers de $ en abonnement annuel) montrent toutes une hausse des réserves prouvées de pétrole depuis 30 ans. Consultez par exemple BP Statistical Review, fin 2009, les réserves prouvées sont estimées à 1200 Gb, soit 50% de plus que dans les années 80 (autour de 800 Gb) et plus de 2x les réserves estimées par le Club de Rome au moment de son rapport sur la décroissance en 1972 (550 Gb !). Aucune source, même l'Aspo, ne conclut à une baisse des réserves, c'est très simple pour vous de me contredire, il vous suffit de montrer une seule source mais comme vous ne pouvez pas, vous vous contentez de l'argument conspirationniste "on nous ment, on ne nous dit rien" ! Donc tout le raisonnement découlant d'une prétendue raréfaction repose sur une hypothèse fausse et tombe à l'eau. Hypothèse fausse, conclusion fausse, point. Vous avez beau crier au scandale, tiré sur le porteur de message, accusé une conspiration de je ne sais quel lobby, un fait est un fait, le nier vous permet de faire illusion mais ne changera pas le fait.
*Quand je parlais de "l'argument journalistique éculé", je faisais allusion à l'argument fallacieux des soit-disant fausses déclarations de l'OPEP qui feraient que les réserves n'auraient pas augmenté. Cet argument, pourtant repris systématiquement par les promoteurs du peak-oil, est facilement réfutable pour de multiples raisons. Je vais juste les lister sommairement, sans rentrer dans les détails, à vous d'approfondir par vous-même, si vous êtes vraiment à la recherche de la vérité :
1) les pays de l'OPEP, dont l'objectif est d'engranger un maximum de revenu ont tout intérêt à faire croire que le pétrole se raréfie pour faire flamber les cours, donc ils n'ont pas plus de raison de surdéclarer leur réserve que de sous-déclarer. Donc rien que sur le plan logique, l'argument se neutralise de lui-même. Quand le prix du baril flambe, celui qui pleure, à part le consommateur final qui souffre, tous les autres acteurs dans le pétrole, y compris les états importateurs, par les taxes, s'en mettent plein les poches, il n'y a qu'à superposer les cours du pétroles au cours de l'action de Total. Supposer qu'ils conspirent à un mythe d'abondance donc au détriment de leur profit, c'est au défi de toute logique.
2) l'Aramco, qui gère la plus grosse réserve de l'OPEP, et de très loin, est côté au Nymex et est tenu de faire des déclarations de réserves auditées, donc peut-être que certains truquent les chiffres mais utiliser cela comme excuse pour réfuter toutes les stats de toutes les agences sans même chercher à approfondir la question est un raisonnement indigent.
3) Dans les faits, il n'y a aucun champ au monde dont les réserves ont été révisées à la baisse sur le long terme, au contraire, les estimations ont toujours été trop faibles par rapport à la production réelle. A titre d'exemple, les réserves prouvées aux USA en 1976 étaient de 23 Gb, en 2005, de 23 Gb aussi alors que ses champs ont produit plus de 40 Gb sur la période 1976-2005 ! On peut dire pareil de Ghawar, plus grand champ au monde, dont les réserves ont doublé malgré qu'il a produit presque 2x plus que les réserves estimées dans les années 70. Pour vous donner une idée de la sous-estimation faramineuse des réserves de l'Arabie Saoudite, le taux d'injection d'eau actuel pour l'extraction y est autour de 35%, alors que dans la région parisienne, on produit encore du pétrole rentable avec plus de 95% d'eau (la moyenne mondiale est d'environ 66% d'injection d'eau).
4) pour les opérationnels, il est tout à fait normal que les réserves soient sous-estimés d'une part parce qu'une surestimation est assimilée à une tromperie et outre les risques sur la réputation de l'opérateur dans le petit monde du pétrole, les risques financiers voire pénaux sont trop gros pour en valoir la peine (les experts préfèrent au contraire des estimations "conservatrices" pour se couvrir). D'autre part, et c'est là l'essentiel, les réserves ne peuvent qu'augmenter avec le progrès technique, notamment avec le forage horizontal et l'assistance en temps réel de la sismique 3D et l'analyse chimique. Depuis un même puits, on peut extraire de nos jours des poches qui étaient inexploitables il y a 20 ans et on sait régler en temps réel le débit de manière à éviter "d'éteindre" un puits par un tirage trop rapide. Le forage horizontal associé à la fracturation issu directement de la techno du gaz de schiste est même en train de révolutionner l'exploitation du pétrole, cf par ex. la récente ruée vers l'or noir au Nord Dakota
5) de toute façon, les estimations de réserves prouvées ne sont que des estimations puisqu'elle dépend du progrès technique et ... du prix (eh oui, c'est difficile à croire mais pourtant vrai). Personne ne les connaît précisément les accusations de triche ne reposent pas sur des preuves, juste des on-dit. Or en matière de on-dit, le seul critère de jugement possible, c'est la crédibilité de "l'expert", basé sur ce qu'il a dit dans le passé. Le problème est que la crédibilité des "experts" du peak-oil en terme de justesse dans le prédiction est nulle, vu le nombre de fois où ils se sont trompés dans le passé (il n'y a qu'à reprendre les dates de peak-oil de l'Aspo depuis 1987 !). Vous n'iriez pas chez un médecin ou un commerçant qui a une mauvaise réputation, pourquoi croyez-vous des prévisionnistes qui se sont toujours trompés ?
6) et enfin l'argument le plus facilement réfutable d'entre tous, c'est celui d'une prétendue triche au motif des déclarations de réserves constantes sur des décennies. Ceux qui adoptent ce mensonge sans esprit critique (en premier, les journalistes, un comble !) ne font que se ridiculiser en trahissant leur ignorance complète du sujet. En exploitation pétrolière comme dans n'importe quel autre conduite d'affaire, on est obligé d'optimiser le capital. Quand il y a 30 ans de stock, il n'y a aucun intérêt à gaspiller les ressources à prospecter pour avoir encore plus de stock juste pour rassurer les prêcheurs d'apocalypse, en courant en plus le risque de faire s'effondrer les cours ! D'autant plus que progrès techniques aidant (notamment la robotique et la sismique 3D voire 4D qui progressent avec la puissance de calcul), on est sûr de pouvoir faire la même prospection pour bien moins cher dans 5, 10 ans. On se contente donc juste de prospecter pour compenser les extractions et c'est exactement ce que fait par exemple l'Aramco. J'affirme donc que ceux qui font toute une montagne sur cette histoire de "réserve constante" n'ont pas la moindre idée de ce qu'ils racontent et se contentent de répéter une ineptie sans jamais se renseigner sérieusement (mais visiblement, plus c'est gros, mieux ça passe !).
En conclusion, pratiquement toutes les affirmations sur une prétendue raréfaction du pétrole (ou des fossiles en général) peuvent être contredites par les faits. Pour un professionnel, c'est désespérant de v
@Jean Masso,
Concernant les réserves prouvées, l’AIE parle même de 1354 Gb ! Encore plus que les 1200 Gb dont vous parlez. Mais je ne vois pas bien en quoi cela remet en cause la théorie du peak oil et de la raréfaction du pétrole, non pas sous nos pied, mais sur le marché international.
Les réserves ultimes n’ont quasiment pas évolué depuis plus de 30 ans, même si l’on continue à faire quelques découvertes mineures. Parmi ces réserves ultimes, les améliorations techniques et le contexte économique permettent à des réserves probables et possibles de devenir des réserves prouvées, mais la quantité ultime de pétrole n’augmente pas pour autant.
Je ne suis pas d’accord avec vous sur la logique financière des pays de l’OPEP. Selon vous, ils ont intérêt à laisser croire qu’ils ont des réserves faibles pour faire monter les prix du brut. Cela ne colle pas avec l’augmentation des réserves OPEP de 300 Gb entre 1987 et 1989 liée à l’attribution des quotas. Ces augmentations non liées à des découvertes réelles sont donc purement stratégiques.
Il y a donc 2 possibilités : soit les réserves déclarées étaient fausses et ils ont décidé de donner les chiffres réels à partir de 87, soit l’inverse … Or, si vous avez vu les récents articles concernant la capacité de production de l’Arabie Saoudite qui pourrait plafonner, admettez que cela donne plus l’impression d’une surestimation que l’inverse.
Quoi qu’il en soit, il faut bien différencier les réserves techniques des réserves politiques. Les premières sont confidentielles et y avoir accès coûte très cher, comme vous l’avez très justement souligné. Je vous invite donc à aller regarder le document suivant en pages 8 et 9.
Lien
Vous constaterez que les réserves techniques diminuent, contrairement aux réserves politiques. Vous n’êtes pas sans savoir que M. Lahererre est un des experts les plus au fait de la situation pétrolière mondiale, pour avoir décortiqué les chiffres des quelques 20.000 gisements de la planète grâce à ses accès aux bases de données très coûteuses.
Je vous invite par ailleurs à lire tout le document, très intéressant.
Enfin, je reprécise que le problème n’est pas tant dans les réserves que dans la capacité de production. Même s’il reste beaucoup de pétrole, celui qui reste sera beaucoup plus coûteux et difficile à extraire, quoi qu’on en dise et quels que soient les progrès réalisés.
De plus, les coûts d'investissement en capital pour produire les carburants non-conventionnels sont jusqu'à 100 fois supérieurs à ceux du pétrole brut.
Il ne sera donc pas possible de continuer à augmenter la production mondiale et à préserver un faible coût de l'énergie. La production ne pourra plus soutenir la croissance. Or, vous savez bien que sans croissance, notre système économique ne tient pas la route.
Voilà donc pourquoi je préfère proposer de se réorganiser maintenant, plutôt qu’attendre que cela nous tombe dessus. Cela n’a rien de catastrophiste … j’ai des convictions, confirmées par plusieurs experts pétrolier que je connais et je fais le choix de communiquer à ce sujet. Au risque de vous décevoir, c'est ainsi que je perçois mon utilité dans la société.
Cette argumentaire ne répond pas du tout à l'autre partie du problème: le changement climatique. L'année 2010 à été la plus chaude jamais mesurée (http://taca.asso-web.com/99+en-direct-2010-annee-record-de-temperature.html), augmentation avérée des événements climatiques "exceptionnels" : canicule "exceptionnelle" en Russie, inondations "exceptionnelles" au Pakistan, sécheresse "exceptionnelle" en Amazonie en 2010 (ou le puits de carbone commence à se comporter en source). Inondations et cyclone "exceptionnelles" début 2011 en Australie)... etc... etc... (http://climateprogress.org/). Il suffit d'aller demander aux assureurs...
Donc le problème est manifestement bien pire que ce qu'on pensait encore il y a seulement quelques années et les plus pessimistes des climatologues (ou réaliste au choix...) disent très clairement que nous avons *déjà* dépassé le seuil dangereux de la concentration de CO2. En gros on ne peut plus se permette de bruler tous le carbone *déjà* découvert (pétrole, gaz, charbon). Alors on fait quoi maintenant? C'est le fond de la question: on fait quoi maintenant?
Mon avis personnel après avoir lu quelques centaines d'articles et visionné des heures de vidéos, est que notre dernière chance est d'utiliser de la manière la plus intelligente et rapide possible une partie des énergies fossiles carbonnées déjà découvertes, pour basculer vers un monde totalement décarbonné, fait de réorganisation très profonde des modes de vie, beaucoup de sobriété et d'efficacité énergétique, beaucoup de renouvelable et beaucoup d'intelligence collective, de renoncement et d'adaptations.
Sinon pour moi c'est chaos et barbarie assurée déjà pour notre génération et ça risque de commencer à secouer très sérieusement dès cette décennie 2010-2020.
J'aimerais tellement bien être contredit, mais malheureusement pour l'instant aucun discours plus optimiste ne tient réellement la route après analyse fine.
Monsieur MASSO,
Je vous sais gré d’avoir adopté un ton courtois, comme il sied à un débat entre gens de bonne foi.
Je voudrais juste revenir sur la cotation à New York de la Saudi Aramco (votre point 2). J’ai cherché, à la fois sur le New York Stock Exchange et sur le site même de la Saudi Aramco, et je n’ai pas trouvé trace d’une telle cotation. A ma connaissance, la Saudi Aramco est toujours détenue à 100% par le Royaume d’Arabie Saoudite, et cela depuis 1980.
Cela dit, il est possible que certaines filiales de la Saudi Aramco soient cotées en bourse (on parle de la prochaine introduction de la SATORP, Saudi Aramco Total Refining and Petrochemical Company, filiale commune avec Total, qui gère la raffinerie de Jubail), mais j’ai la certitude que cela ne concerne pas l’amont pétrolier (en tout cas le pétrole brut, le cas du gaz étant plus complexe), un pactole que les Saoudiens n’ont pas l’intention de partager.
Si l’amont pétrolier de la Saudi Aramco n’est pas coté en bourse, l’argument de devoir présenter des réserves certifiées (par un tiers digne de foi) n’est pas recevable ; par voie de conséquence, la Saudi Aramco n’a pas d’obligation de faire auditer ses réserves, et il est raisonnable, pour ne pas dire obligatoire, de ne pas avoir une confiance aveugle dans les chiffres publiés par cette société. En cas de cotation, l’ouvrage de Matthew SIMMONS, « Twilight in the desert » (que j’ai lu et relu, et où le pétrolier que je suis n’a pas relevé d’erreurs majeures de raisonnement) n’aurait pas fait autant de tapage.
Si l’amont pétrolier de la Saudi Aramco est vraiment coté en bourse, je vous serai reconnaissant de me donner le lien donnant les cotations. Je n’aime pas trop détenir des actions de sociétés cotées, mais je serai ravi d’acheter quelques actions de la Saudi Aramco, pour profiter de la hausse des cours du pétrole, mais aussi et surtout pour avoir accès aux informations corporate de cette société. Merci d’avance.
Il faut noter que votre message a été tronqué de sa fin, comme cela m’est également arrivé (appui intempestif sur le bouton envoyer ?).
Philippe
Bonjour
la discussion initiée par Jean Masso est très pertinente.
On ne peut pas balayer d'un revers de main l'effet des techniques sur la production.
Si on ne peut pas le quantifier, on parle dans le vent...
bonne journée.
oups le lien precedent est faux,
a propos de sgaz de schistes donc http://www.sbc.slb.com/About_SBC/~/media/Files/Point%20of%20View%20Docs/Can%20Unconventional%20Gas%20be%20a%20Game%20Changer%20in%20European%20Gas%20Markets.ashx
Bonjour,
En lisant cet article et ces commentaires, je suis content de voir que ce sujet est suivi par pas mal de monde.
Pour les porpos de Mr Masso, je lui demanderait de visualiser ce film, diffusée en 2008 sur Arte et qui montre à un moment une contrée aux USA où le pétrole a finit de couler. Qu'il me dise pourquoi ? http://www.respire-asbl.be/Film-Cruel-sera-le-reveil-le-crash
Pour tous et surtout Mr Thévard, je dirais "le dire c'est bien mais le faire c'est mieux. Alors bravo pour lancer ce débat pour nous tous et nos enfants, et il est maintenant venu le temps de rassembler car beaucoup sont sur le sujet depuis longtemps.
Moi, cela fait deux ans que je m'y intéresse et depuis peu j'ai décidé de lire le livre de Bob Hokins "Manuel de Transition, de la dépendance au pétroile à la résilience locale" et de rassembler le plus d'infromation possible sur ce sujet de l'environnement (pic pétrolier, climat et autres..) sur un blog dont voici le lien. http://fab08022.over-blog.com/
Comme tout débat, il y a les pour et les contres, Mr Masso doit certainement avoir des intérêts pour défendre aussi bien le sujet, mais pour ma seconde question : pourquoi c'est la folie sur les prix en ce moment sinon que la spéculation existe toujours lorsque le produit est rare ? Comme tout produit de société capitaliste basée sur l'offre et la demande :"plus un produit est rare, plus il est cher".
De plus, même si les ressources ne manqueraient pas comme nous le disons, elles doivent être utilisées avec modération pour le bien de notre vie à tous.
Ce n'est qu'un début, continuons le combat.
Bonjour,
D’abord je tiens à remercier l’auteur de ce blog. Je considère que tout ce qui va dans le sens de l’augmentation de l’information sur la résilience est pain béni. La prise de conscience sur ces problèmes énergétiques, environnementaux et économiques, est le moteur de notre avenir. Je suis en ce moment en pleine lecture du livre de Bob Hopkins sur la résilience, je ne me permettrais donc pas de conclure pour l’instant sur cet ouvrage. Son premier mérite est de m’intéresser en premier lieu.
Je ne suis pas un spécialiste du pétrole, loin s’en faut et ne me lancerais certainement pas dans le débat sur les quantités supposées rester à notre disposition. Cela est certes important, mais pas fondamental. En revanche, ce qui me préoccupe, c’est que les réserves de pétrole, qu’on le veuille ou non, ont une limite d’épuisement, que ce soit déjà fait ou à venir, dans 6 mois ou 40 ans, le fait est que nous aurons brûlé dans le cas le plus optimiste, en 250 ans, ce que la nature aura mis des millions d’années à produire, laissant les générations futures démunies de cette ressource. Ceci à seule fin de soutenir le développement économique, la sacro-sainte croissance, et avant tout un accroissement éhonté de la richesse des nantis par l’épuisement d’un bien commun à l’humanité. Question altruisme on repassera ! Mais bon, je ne veux pas non plus refaire l’histoire. Alea jacta est.
En revanche, je raisonnerai en bon gestionnaire, peut-être un peu sur des bases conservatives, mais la prudence raisonnée ne me semble pas être un défaut. Croire en la croissance infinie est un non sens. Si j’ai 2000 € pour vivre, je n’en ai pas 2500 ni 10000. Je peux avoir recours au crédit, mais cela a un coût, qui va grever quoiqu’il en soit mon budget. Or nous vivons à crédit. Si la Terre a 1000000 elle ne peut donner 2000000. On pourra lire sur ce sujet un livre qui est pour moi une référence : La décroissance – Entropie, Ecologie, Economie – livre de Nicholas Georgescu-Roegen, un économiste. Les bases de notre problème sont résumées dans le sous-titre : entropie, pour l’aspect énergétique, écologie et économie. Ces trois aspects sont intiment liés. Au passage j’approuve pleinement Hopkins qui avance que l’on ne pourra traiter ces trois aspects séparément, mais qu’il faudra prendre le tout à bras le corps.
Tout le reste n’est que pure cécité. Le pétrolier avec sa vision étriquée de sa spécialité, le banquier qui ne pense que croissance, le climatologue qui ne voit que ses courbes de fonte des glaciers… Bref, on ne fera pas l’économie d’une prise de conscience, et par là, de solutions globales.
L’économie basée sur le pétrole est finie, ou le sera bientôt. Je ne crois pas être un prêcheur d’Apocalypse, encore qu’étant un fervent helléniste, je connaisse le sens grec du mot αποκάλυψη (apokalipsi) qui est révélation, au sens propre. Prêcher la révélation, mettre au jour ce qui est caché ne me déplait pas au fond.
Je parlais de cécité, et j’ai la ferme conviction que cet état d’esprit en coûtera beaucoup à ceux qui en sont frappés. Je crois intimement qu’il y a urgence à se préparer, à réformer la société, à réformer jusqu’à ce qui peut nous paraître une évidence : l’argent. La monnaie, devrais-je dire, car cela fait longtemps en effet qu’il n’y a plus d’argent dans nos poches par exemple. Je vois plus la monnaie comme une cause du problème que comme une solution.
Nous sommes face à la conjonction de trois crises majeures. L’EURO fort il y a deux ans nous a préservé (un peu) d’un baril à 150$. Aujourd’hui il est plus faible et ça grince plus vite. Mais cela n’est rien en comparaison de ce qui est à venir. Or, qu’est ce qui n’est pas de pétrole autour de nous ? Nous avons mis tous les œufs dans le même panier croyant, de manière inconsidérée, à la croissance éternelle.
Les gagnants de demain sont ceux qui auront su ouvrir les yeux à temps, à condition que la société ne sombre pas entre temps dans la barbarie. Les guerres de l’énergie, des ressources sont devant nous. Et j’ai aussi peu confiance en la capacité de l’homme de partager que j’en ai des frissons d’horreur. Mais j’ai aussi l’espoir que cela ne sera pas.
Les solutions sont indubitablement locales. Et pourtant le discours ambiant vise la globalisation, la libre concurrence, la poursuite de la destruction des cultures, des paysages, des traditions, des terres… La solution sera une émergence des solutions venant des personnes, donc loin d’un modèle unique prêché à Wall Street.
Vraiment un grand merci à Benoît pour contribuer à cette œuvre… au blanc.
Merci beaucoup pour ce message JBC
La situation n'est pas très joyeuse, je vous l'accorde. J'en tire d'autant plus mon chapeau à Rob Hopkins qui a su faire émerger une vision positive d'un constat dramatique !
Le tout est de s'y prendre à temps. Mais le constat que je peux faire auprès des personnes qui s'impliquent vraiment dans la transition de leur territoire, c'est une dynamique incroyable, un formidable déploiment d'énergie et d'imagination pour tranformer en profondeur la société. Et dans ce cas, l'imagination n'a pas de limite.
Bien à vous
Bonjour,
Au sujet de la dissonance cognitive, double pensée orwélienne, ou autre déni de réalité, un travail intéressant lie le comportement de la plupart fasse à la réalité du réchauffement climatique, et l'addictologie. En ce sens, il ne suffit pas de prendre connaissance de son addiction, faut-il encore se décider à prendre les mesures qui s'imposent, et encore dans ce cas, s'y tenir. Parce que sortir d'une addiction, c'est très difficile, et ça se fait rarement seul et la pédagogie ne concerne que cette première étape. (Modèle FRAME pour l'addiction : http://villesentransition.net/transition/outils/outil_n01_la_psychologie_du_changement_et_le_modele_frames
Merci.